Bassin versant Allier aval

bv_perimL’Allier aval :

– un bassin versant de 6 344 km²

– un cours de l’Allier de 270 km

– 5 départements concernés
Haute-Loire, Puy-de-Dôme, Allier, Nièvre, Cher

– 3 régions concernées
Auvergne-Rhône-Alpes, Centre-Val de Loire, Bourgogne-Franche-Comté

– 463 communes (voir la liste des communes)

– 715 000 habitants environ

Masses d’eau superficielles du SAGE Allier aval  Masses d’eau souterraines du SAGE Allier aval
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Le bassin versant correspond à la surface d’alimentation d’un cours d’eau, c’est à dire la zone qui fait converger vers un exutoire unique, l’ensemble des eaux tombées à sa surface.

Dans un bassin versant, il y a continuité longitudinale, de l’amont vers l’aval (ruisseaux, rivières, fleuves) – latérale, des crêtes vers le fond de la vallée et verticale, des eaux superficielles vers des eaux souterraines et vice versa.

les-puces Présentation du bassin versant

L’Allier, affluent rive gauche de la Loire, s’étend sur un bassin versant de 14 310 km² et déroule son cours sur 425 km depuis sa source en Lozère (Le Moure de la Gardille) jusqu’à sa confluence avec la Loire au Bec d’Allier.

Le bassin hydrographique du SAGE Allier aval s’étend, quant à lui, de Vieille Brioude (confluence avec la Senouire) au Bec d’Allier, soit un bassin de 6 741 km².

Les principaux affluents de l’Allier dans cette partie ne sont pas intégrés dans le périmètre du SAGE : l’Alagnon, la Dore et la Sioule. Ces cours d’eau font ou feront l’objet d’une procédure SAGE spécifique.

Dans cette partie avale, l’Allier est principalement une rivière de plaine mais le caractère montagnard persiste sur certains tronçons en amont de Pont-du-Château (Horst de St Yvoine).

275_moulins_ln_cepa_jsaillard L’Allier aval se distingue du Haut-Allier par une forte anthropisation avec la présence de pôles urbains importants (Issoire, Clermont-Ferrand, Vichy, Moulins) et de nombreuses activités socio-économiques concentrées dans ces pôles mais aussi dans la plaine alluviale.

>> la ville de Moulins en bord d’Allier (photo : LN-CEPA-JS)

Dans la plaine alluviale, la mobilité de la rivière génère une mosaïque de milieux naturels remarquables et conditionne le bon fonctionnement de la rivière.

Grâce à un potentiel en eau souterragriculture1_lncepajsaine important et au soutien d’étiage de l’Allier par la retenue de Naussac, l’irrigation et les cultures intensives se sont développées dans ce val. La nappe alluviale est également la principale ressource en eau potable pour les collectivités de la région avec 60 % des prélèvements.

>> L’Allier dans la plaine de la Limagne (Photo : LN-CEPA-JS)

La partie sud-ouest du bassin de l’Allier aval en amont de Clermont-Ferrand, limitée par la Chaîne des Puys, les Monts Dore et le Massif du Cézallier présente un réseau dense de cours d’eau montagnards tels que la Couze d’Ardes, la Couze Pavin, la Couze Chambon ou la Veyre…
Ces cours d’eau sont relativement préservés mais subissent tout de même des dégradations (pollutions domestique et agricole notamment).
De nombreux lacs (Pavin, Aydat, Chambon…) ainsi que des zones humides constituent un patrimoine naturel très riche sur ce territoire.

Les affluents de la plaine se caractérisent par des étiages naturels sévères pouvant être accentués par les prélèvements pour l’irrigation. Ces cours d’eau sont perturbés par les nombreuses activités anthropiques (pollution, rectification du lit…).

les-puces Problématiques de gestion de la ressource en eau

  • Une ressource en eau potable suffisante mais fragile

La rivière Allier et sa nappe d’accompagnement constituent la principale ressource en eau potable de la population mais celle-ci est particulièrement vulnérable aux pollutions accidentelles et diffuses.

La pollution par les nitrates de la nappe liée au développement des cultures intensives justifie le classement d’une partie du val d’Allier en zone vulnérable.

Par ailleurs, l’enfoncement du lit de l’Allier engendre une baisse de productivité des captages d’eau potable implantés dans le val. Ces derniers peuvent constituer un obstacle à l’érosion latérale et donc à la libre divagation de la rivière.

Enfin, l’insuffisance d’interconnexions entre les unités de production d’eau potable ne permet pas d’assurer de façon suffisante la sécurité d’alimentation en eau potable les populations.

  • Une qualité des eaux de surface à améliorer

Dans la plaine alluviale, la qualité de l’eau de l’Allier et de ces affluents reste encore affectée par des rejets domestiques et industriels, cependant d’importants travaux ont été réalisés en terme d’assainissement des eaux usées par différentes collectivités (Vichy, Clermont-Ferrand…). L’activité agricole et les recalibrages accentuent la dégradation de la qualité de l’eau des affluents de la plaine.

Les têtes de bassin versant ont des eaux de bonne qualité mais sont sensibles aux pollutions diffuses.

  • Un espace alluvial d’une grande richesse mais menacé

La rivière Allier se caractérise par une mobilité latérale localement importante et qui conditionne la qualité et la richesse de l’espace alluvial et de sa nappe d’accompagnement.

Se traduisant par un enfoncement du lit de la rivière, la perturbation de cette dynamique fluviale par les extractions de granulats et les enrochements a engendré différents désordres:

– abaissement des nappes phréatiques et baisse de productivité des captages d’eau potable,
– déconnexion de bras mort,
– banalisation de la végétation alluviale et réduction de la section d’écoulement,
– déchaussement d’ouvrages d’art…

Les mesures de préservation et de gestion de l’espace alluvial sont parfois mal comprises par les riverains qui peuvent voir leurs terres emportées par la rivière…

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Par ailleurs, l’avenir des anciennes gravières situées en lit majeur constitue une problématique : la rivière en divagant peut « capturer » ces anciennes gravières qui sont de véritables pièges à sédiments.

>> Anciennes gravières dans le val d’Allier (Photo : LN-CEPA-JS)

 

Pour tout savoir sur la dynamique fluviale de la rivière Allier et plus (hydrologie, flore et faune, atteintes…) : www.riviere-allier.com (site réalisé dans le cadre du programme LOIRE NATURE).

  • Des étiages sévères pour les affluents de Limagne

Autrefois très sévères, les étiages de l’Allier sont à présent soutenus par la retenue de Naussac située dans le Haut-Allier. Cette retenue de 190 millions de m3 garantit en période d’étiage un débit de 6 m3 à Vieille-Brioude (limite amont du périmètre du SAGE).

Cependant les affluents de l’Allier peuvent présenter une faiblesse des étiages notamment dans la plaine de la Limagne. Cette situation est aggravée par les prélèvements agricoles et peut nécessiter la mise en place de mesures de restriction.

Pour en savoir plus sur la retenue de Naussac

  • Les crues

La dernière crue « importante » de l’Allier intervenue en 2003 était une crue de fréquence trentennale : un débit de 970 m3/s avait été enregistré à Vieille-Brioude.
La crue de référence pour la rivière Allier est la crue centennale de 1 866 avec 2 500 m3/s à Vieille-Brioude.

Le bassin n’a donc pas connu d’événement extrême depuis plus d’un siècle mais cela ne doit pas faire oublier les évènements catastrophiques qui se sont déroulés.

Les affluents de l’Allier connaissent des crues torrentielles qui peuvent créer des dommages aux bourgs traversés. Les agglomérations traversées par des ruisseaux « péri-urbains » sont particulièrement vulnérables lors d’épisodes orageux entraînant des montées brutales des eaux.